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Ergebnisanzeige "« Civiliser » le monde. « Ensauvager » l’Europe / Zivilisierung der Welt. Verwilderung Europas"
RessourcentypCall for Papers
Titel« Civiliser » le monde. « Ensauvager » l’Europe / Zivilisierung der Welt. Verwilderung Europas
BeschreibungDeutsche Fassung unten



Colloque international 11 et 12 juin 2015

Frankreich Zentrum Freiburg - Misha, Université de Strasbourg

Université de Tours





Appel à communications



« Civiliser » le monde. « Ensauvager » l’Europe



Circulation des savoirs, transferts de connaissances et « mimicry » dans l’espace germanophone et sa sphère coloniale





Ce colloque est centré sur la dynamique circulatoire des savoirs, des transferts de connaissance et des représentations, liée à la notion d’autorité et à l’expérience impériale des mondes germanophones et leur sphère coloniale. Celle-ci ne se limite pas aux territoires officiellement colonisés, mais comprend l’ensemble des territoires à travers le monde où se sont établis des « colonies d’Allemands », pensons notamment à l’Amérique du Sud (Brésil, Chili, Argentine…). Elle connaît ainsi une expansion dans l’espace, mais aussi dans le temps, car la « colonialité » (Immanuel Wallerstein, Anibal Quijano), entendons le fait colonial en lui-même, sa narration et sa mise en scène dans le discours scientifique, littéraire ou médiatique ainsi que l’imaginaire qu’il suscite, n’a pas pris fin avec le Traité de Versailles privant l’Empire allemand de ses colonies, mais a perduré, sous d’autres formes, sous Weimar et le « Troisième Reich ».



Inscrits dans le regard colonial que caractérise en premier lieu son autoréférentialité, les espaces colonisés furent tout d’abord perçus comme des espaces sans paysages et par conséquent sans histoire. Sous l’effet de transferts de connaissances, de savoirs et de représentations, les colonies, saisies comme des prolongements des aires métropolitaines, étaient censées devenir sous la pression de l’action coloniale, domestiquant les hommes et transformant la nature, des « paysages européens ». Ainsi, la colonialité se comprend également comme un phénomène de civilisation, c’est-à-dire de mise aux normes occidentales des espaces conquis, engendrant un phénomène de « mimétisme colonial » au sens où l’entend Homi Bhabha.



Cependant, la colonisation procède d’un double mouvement. Si les colons cherchèrent à façonner des espaces et des hommes autres à leur image, à fabriquer des « Allemagnes nouvelles », cela ne fut pas sans incidences sur la façon dont l’espace germanophone s’appréciait. La découverte d’Ailleurs lointains amena celui-ci à infléchir les certitudes acquises, voire à les reconsidérer pour venir à se repenser. C’est en ce sens que l’on interrogera le « retour de l’expérience coloniale » qui met l’accent sur les phénomènes de (ré)appropriation au sein de l’espace germanophone, de représentations, de pratiques, de modes, de moyens d’expression, de comportements indigènes et / ou colons, ou supposés tels, par le biais d’un rapport de « mimicry inversée ». À travers un jeu de regards et de mises en scènes performatives, centrées autour du désir de « décivilisation », voire d’« ensauvagement du vieux continent » transparaît l’aspiration à un dépassement de l’habitus civilisé, c’est-à-dire l’autocontrainte (Norbert Elias) et d’un retour à une primitivité première, ou tout du moins à ce que l’on tient pour un retour aux sources salvateur en vue, non pas de critiquer la « mission civilisatrice » de la colonisation, mais la civilisation elle-même.



Il s’agit par conséquent d’aborder cette ambivalence coloniale majeure, que nous tenons pour le moteur même de l’action coloniale, et de nous intéresser à la manière dont les « coloniaux » issus de l’espace colonial germanophone ont transformé leurs « Autres », grâce notamment à la mise en œuvre de technologies et de savoirs nouveaux, tout en revenant sur la façon dont ils se sont (ré)imaginés eux-mêmes, à partir des marges et des altérités coloniales.

La lecture des phénomènes s’opérera au travers de deux entrées spécifiques, mais néanmoins liées entre elles thématiquement, la seconde découlant de la première.



La première concerne les représentations du monde colonial comme « autre soi-même » qui, par le biais de la circulation des savoirs et des transferts de connaissances, voire de projections utopiques qu’exprime une rhétorique et un discours spécifiques qui se distribuent sur l’espace colonisé.



La seconde entrée portera sur le phénomène de retour de l’expérience coloniale, sur la mise en scène de soi par rapport à l’autre colonial, dans le cadre d’une « mimicry inversée », où l’on se (re)crée à partir de l’intégration de l’autre en soi.



Pour aborder ces questions, l’on s’intéressera tout particulièrement aux discours, représentations et réalisations liés à la circulation des savoirs et des techniques, aux productions textuelles et visuelles et aux projections imaginatives qu’elles engendrent, tant du côté du colonisateur que du colonisé.



Comité scientifique :



Sylvio Correa, Université de Santa Catarina, Brésil

Christine de Gemeaux, Université de Tours, France

Adjaï Paulin Oloukpona-Yinnon, Université de Lomé, Togo

Catherine Repussard, Université de Strasbourg, France

Janos Riesz, Université de Bayreuth

Sylvia Paletschek, Université de Freiburg / Breisgau





Les propositions sont à adresser avant le 10 mars 2015 aux deux adresses suivantes sous forme de résumé d’une page maximum :





Catherine Repussard (Université de Strasbourg) : repussardcatherine@wanadoo.fr



Christine de Gemeaux (Université de Tours) : chdegemeaux@gmail.com







Call for papers



Programme Misha Strasbourg / Frankreich Zentrum Freiburg

La colonialité mise en scène



Université de Strasbourg

Colloque international : 18. und 19. Juni 2015



Zivilisierung der Welt. Verwilderung Europas



Wissenszirkulation, Kulturtransfers und « mimicry » im deutschsprachigen Raum und seinen Kolonien



Die Tagung ist der dynamischen Wissenszirkulation, den Kulturtransfers und damit verbundenen Repräsentationen gewidmet, im Rahmen einer Untersuchung der kolonial-imperialen Vergangenheit des deutschsprachigen Raumes. Dieser begrenzt sich nicht nur auf die sog. „Schutzgebiete“, sondern bezieht sich auch auf deutsche Siedlungen bzw. Kolonien, wie sie vielerorts existierten - man denke insbesondere an Südamerika (Brasilien, Chile, Argentinien…). Der räumlichen Erweiterung des Kolonialen entspricht auch eine zeitliche Erweiterung, da der „Kolonialität“ (Immanuel Wallerstein, Anibal Quibajo) durch den Verlust der Kolonien 1919 keineswegs ein Ende gesetzt wurde. Die Weimarer Republik, die Zeit des Dritten Reichs und auch die Zeiträume nach 1945 bleiben durch ihre Präsenz geprägt.

Ziel der Tagung ist es, „Kolonialität“ im deutschsprachigen Raum zu untersuchen, wobei es darum geht, sowohl Fakten, sowie die sich daraus ergebenden Phantasien als auch das koloniale Narrativ und dessen Inszenierung im wissenschaftlichen, literarischen und medialen Diskurs zu hinterfragen.



Im kolonialen Blick verankert, der sich vor allem durch ausgeprägte Selbstbezogenheit charakterisiert, wurde der koloniale Raum als ein landschaftsloser, d.h. ein geschichtsloser Raum verstanden. Durch Kultur-, Vorstellungs- und Wissenstransfers sollte er, als Expansion des „Mutterlandes“ begriffen, mittels der geleisteten „Kulturarbeit“ zu europäischen Landschaften werden. Die „Kolonialität“ ist auch als Zivilisierungsprozess zu verstehen, d.h. als eine okzidentalen Kriterien entsprechende Normalisierung und Normierung der eroberten Räume, im Rahmen einer kolonialen mimicry im Sinne von Homi Bhabha.



Dabei resultiert die Kolonisation aus einer doppelten Bewegung. Die Art und Weise, wie die Siedler versuchten fremde Räume und fremde Menschen nach ihrem Bild zu schaffen und deutsches Neuland zu gründen, hatte auch Auswirkungen auf deren eigene Selbstwahrnehmung. Die Entdeckung des Fremden führte zu einer Infragestellung der bestehenden Überzeugungen, die somit neu überdacht wurden. In diesem Sinne soll die sog. „Rückkehr des Kolonialen“ hinterfragt werden, die den Schwerpunkt auf die Wiedergewinnung bzw. Neubelebung von Repräsentationen, Gewohnheiten, Moden, Ausdrucksmittel und Verhaltensweisen der Einheimischen und/oder der Siedler legt durch die Umkehrung des Mimicryprozesses („inverted mimicry“).

Mittels performativer Inszenierungen, die um den Wunsch nach „Entzivilisierung“ bzw. nach „Verwilderung“ des alten Kontinents kreisen, kommt die Hoffnung auf die Überwindung des zivilisierten Habitus, d.h. des Selbstzwangs (Norbert Elias) zum Ausdruck, sowie der Wunsch nach einer erlösenden Rückkehr zum Primitiven, zum Ursprünglichen, die nicht nur als eine Infragestellung der Zivilisierungsmission zu verstehen sind, sondern als eine umfassende Zivilisationskritik.



Es geht also darum diese grundlegende koloniale Ambivalenz als den eigentlichen Antriebsfaktor des Kolonialen zu hinterfragen und darum, die Art und Weise, wie die Kolonialherren aus dem deutschsprachigen Raum „ihre“ Fremde mit Hilfe von neuen Technologien, Wissen und Anschauungen „zur Kultur erzogen“ haben. Dabei soll auch berücksichtigt werden, wie es ihnen gelungen ist, sich selbst durch diese Konfrontation mit dem Fremden aufs Neue zu imaginieren.



Beide Richtungen sollen näher untersucht werden unter besonderer Berücksichtigung von Diskursen, Repräsentationen und Realisationen:



Die erste Richtung betrifft die Auffassung der kolonialen Welt als „europäischen Doppelgänger“, der durch Wissenszirkulation und Kulturtranfers bzw. utopische Vorstellungen, die Kolonien in einen Bezug der mimicry setzt.



Die zweite betrifft die sog. „Rückkehr des Kolonialen“, die Inszenierung des Selbst hinsichtlich des kolonialen Fremden im Rahmen einer Untersuchung der inverted mimicry, wodurch imaginäre bzw. imaginierte Primitivität zur Befreiung und Entfaltung des Europäers führen soll.



Bewerbung:



Zusammenfassung (zwei Seiten max.) an beide Adressen zu schicken:

Catherine Repussard (Université de Strasbourg) : repussardcatherine@wanadoo.fr

Christine de Gemeaux (Université de Tours) : chdegemeaux@gmail.com



Bewerbungsschluss: 10. März 2015



Quelle der BeschreibungInformation des Anbieters
Internetadressehttp://h-net.msu.edu/cgi-bin/logbrowse.pl?trx=vx&list=H-Germanistik&mo...
VeranstaltungsortStrasbourg
Bewerbungsschluss10.03.2015
Ediert von  H-Germanistik
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